Début de thèse : novembre 2023
Fin de thèse :
 fin 2026
Date de soutenance prévue : 2026

Résumé

De nombreux écrits font l’éloge de l’innovation comme un indispensable pour dynamiser nos économies. Si l’innovation est largement supportée par les politiques économiques, c’est parce qu’elle est au cœur de multiples enjeux : les États mettent en œuvre des ressources pour pousser au développement de l’innovation et des compétences liées. La filière équine n’échappe pas à cette dynamique. Les innovations dans la filière équine sont porteuses d’espoir et pourraient certainement permettre le maintien ou le renouveau de la filière sur certains points. Rappelons que cette dernière traverse de graves difficultés (difficultés économiques, difficultés liées à l’emploi, enjeux du bien-être animal…). Néanmoins, les innovations dans la filière ne trouvent pas toujours facilement leur marché équestre ou hippique.
Étant donné les investissements conséquents dédiés aux projets innovants, il est nécessaire de comprendre les mécanismes en jeu dans ces échecs, et s’ils sont propres à la filière équine. En effet, l’acceptation et l’intégration de l’usage d’une innovation n’est pas évidente et s’impose comme une problématique importante à résoudre : « l’ingénierie innovante doit maintenant se soucier de l’acceptabilité des innovations de manière à ce que tous les efforts en matière de gestion des ressources et des métiers ne soient pas mis en échec par un obstacle imprévisible et impitoyable : le refus social » (ROY, 2013).
Les chercheurs ont étudié les innovations conduites dans les secteurs qualifiés de « traditionnels », ce qui nous intéresse particulièrement dans notre cas, les acteurs de la filière équine étant parfois qualifiés ainsi. Tradition pour les valeurs, croyances, compétences transmises de génération en génération et innovation pour une idée ou une pratique nouvelle pour un groupe d’individus, font paradoxalement références au passé et à l’avenir, et semblent à la fois en opposition et indispensables à concilier pour la pérennité des entreprises. L’héritage générationnel ou culturel semble pouvoir façonner l’approche de l’innovation afin de permettre simultanément une démarche d’innovation et le respect de l’empreinte traditionnelle, mais les entreprises « traditionnelles » montrent une capacité à l’innovation très hétérogène.
Ainsi, si des modèles d’acceptation et de réussite de l’innovation ont été travaillés dans d’autres secteurs (le milieu du végétal, l’agriculture, l’alimentation, les secteurs artisanaux, les entreprises familiales, etc.), peu de travaux ont mis en relation ces modèles avec les caractéristiques particulières de la filière équine. En travaillant la question de l’acceptation de l’innovation dans les secteurs traditionnels, nous utiliserons le cas particulier des entreprises de la filière équine, jamais étudié jusqu’alors.
Notre recherche tentera de répondre à la problématique suivante : Quelles sont les conditions nécessaires pour développer l’acceptation de l’innovation dans un secteur traditionnel ? Le cas des entreprises de la filière équine.

Mots clés

Entreprise, Innovation, Tradition et innovation, Entrepreneuriat, Acceptation de l’innovation, Filière équine.

Partenaires ou/et Financeurs

Thèse CIFRE soutenue par l’ANRT et portée par Equicer.

Partenaires et soutiens : Lim Group, Pôle de compétitivité de la filière équine Hippolia, Fonds Eperon, Institut Français pour le Cheval et l’Équitation, Horse Development.

Objectifs de développement durable concernés

Publications

Actualités

Encadrement

Jean-Michel DEGEORGE

Enseignant-chercheur
Directeur de thèse

Nadine DUBRUC

Enseignant-Chercheur
Coencadrante de thèse

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Olivier BOISSIER
Enseignant chercheur
Directeur de thèse

Auteur

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FAYOL - Génie mathématique et industriel (GMI)
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ED 488 SIS - Sciences, Ingénierie, Santé
Génie industriel

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Enseignant-chercheur
Directeur de thèse