Combler les failles structurelles des modèles d’IA générative face à la rigueur du monde judiciaire, c’est le défi qu’ont relevé deux Alumni de Mines Saint-Étienne en créant Talia. Cette IA spécialisée assiste les avocats en leur apportant des réponses sourcées, vérifiables et ancrées dans le droit français. Ils étaient présents au salon Vivatech de Paris pour présenter leur solution, ainsi qu’à la Conférence internationale sur l’apprentissage automatique (ICML), à Séoul.
Complexe, technique et rigoureux, le droit ne peut se contenter d’une approximation. Il impose un niveau de précision que les systèmes d’IA généraliste ne peuvent structurellement pas atteindre, comme l’explique Daniel Guez : « Nous avons interrogé 58 avocats pour comprendre leurs besoins. Le message est clair : sans sources vérifiables, sans spécialisation par domaine, une IA juridique n’a aucune valeur ».
C’est donc pour combler cette lacune qu’il a créé Talia avec Rose Gymbler. Incubée à Mines Saint-Étienne, leur start-up se distingue par :
- sa fiabilité, avec des affirmations 100 % traçables ;
- sa pertinence, basée sur une connaissance experte du droit français ;
- sa transparence : confidentialité, conformité RGPD, souveraineté.
Une architecture logicielle disruptive
Talia associe la puissance des grands modèles linguistiques à une architecture de vérification stricte. Son modèle repose sur des multi-agents, capables de segmenter le raisonnement et croiser les différents domaines du droit (fiscal, pénal, consommation…) pour déterminer la jurisprudence la plus pertinente.
Pour atteindre ce niveau de justesse, la solution se base sur une maîtrise totale du langage du droit et du champ sémantique judiciaire. Elle recherche ensuite la version exacte du droit applicable dans les sources officielles.

Avec Talia, Rose Gymbler et Daniel Guez illustrent la capacité des Alumni de Mines Saint-Étienne à mettre l’innovation technologique au service de solutions fiables, responsables et adaptées aux enjeux de la société.


