La Chaire industrielle SIRA (Ségrégation intergranulaire et propriétés de rupture des aciers faiblement alliés) a pour objectif de mieux comprendre le vieillissement des matériaux pour estimer la durée de fonctionnement des centrales nucléaires.
Le 28 mai dernier, Jacques Fayolle, Daniel Damart (conseiller municipal délégué à l’économie et à l’emploi de la ville de Saint-Étienne), Sylvain Caillol (responsable scientifique des programmes LabCom et Chaire industrielles de l’ANR), Catherine Grandhomme (directrice des relations avec les entreprises du CNRS), Frédéric Planes (chef de département délégué à la R&D chez EDF) et Gilles Perrin (directeur scientifique de Framatome) ont officialisé le lancement de la Chaire SIRA.
Dotée d’un financement global de près de 2,4 millions d’euros, assuré à 50 % par l’ANR et à 50 % par EDF et Framatome, cette chaire industrielle ambitionne de répondre à la question du vieillissement des cuves des réacteurs nucléaires afin de prolonger le parc français au-delà des 60 ans initialement prévus. Au cœur des enjeux énergétiques et stratégiques européens, ce projet scientifique, industriel et technologique illustre la coopération nécessaire entre Mines Saint-Étienne, la recherche et l’industrie.
La chaire SIRA fera l’objet de 3 thèses Cifre et 4 projets postdoctoraux. Au sein de notre École, les travaux seront conduits par le Laboratoire Georges Friedel du centre SMS (Sciences des matériaux et des structures). Ils seront pilotés par Frédéric Christien, enseignant-chercheur et spécialiste de métallurgie, qui est revenu sur les détails scientifiques de la chaire :
👉 Aujourd’hui, 56 centrales fonctionnent en France. Cependant, les cuves des réacteurs nucléaires subissent la pression de l’eau, la radioactivité et les impuretés. Pour prolonger la durée de vie de ces cuves, il faut travailler sur la dégradation inévitable de l’acier faiblement allié qui les compose. La Chaire SIRA a deux objectifs : améliorer la compréhension de cette dégradation et améliorer les méthodes de mesures de la ségrégation intergranulaire (notamment la dégradation du phosphore).
Par la suite, Yves Bréchet, membre de l’Académie des sciences et ancien haut-commissaire à l’énergie atomique, nous fait l’honneur de sa présence et son expertise consacrée aux enjeux métallurgiques cruciaux pour l’avenir des centrales nucléaires. Il a animé une conférence aux côtés de Frédéric Christien, suivie d’une visite des laboratoires de spectroscopie Auger et d’élaboration d’alliages modèles au sein de notre École.


