BrainSomnia a été officiellement lancé les 8 et 15 juillet : deux rendez-vous qui ont permis de présenter les objectifs et les résultats attendus de ce projet soutenu par le Conseil Européen de la Recherche, et d’exposer l’avancée de travaux menés sur des sujets complémentaires.
Organisé au Centre Ingénierie et Santé (CIS) de Mines Saint-Étienne, le kick off du projet BrainSomnia était consacré à l’étude clinique et préclinique. Les interventions des invités ont permis de croiser les regards et les approches sur les effets du sommeil sur la santé cérébrale, et les risques de développer une maladie neuro-dégénérative.
2 millions d’euros attribués par le Conseil Européen de la Recherche
Le projet BrainSomnia s’inscrit dans la continuité des recherches menées par Alexandra Vallet depuis plusieurs années. Il vise à démontrer le lien physique entre les pulsations cérébrales pendant le sommeil et le nettoyage du cerveau, pour analyser leurs effets sur l’évolution de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.
Pour réaliser ses travaux, Alexandra Vallet a obtenu une bourse de deux millions d’euros du Conseil Européen de la Recherche (ERC) : une distinction accordée aux travaux de recherche exploratoire, sélectionnés pour leur excellence scientifique.
Comprendre les mécanismes du nettoyage cérébral
Les travaux d’Alexandra Vallet se situent à la croisée de la biophysique, de la neurologie et de la mécanique des fluides. Ils s’intéressent au système glymphatique : des pulsations intracrâniennes qui activent le liquide cérébrospinal, dans lequel baigne le cerveau.
Cette circulation permet d’amasser et d’éliminer les toxines, jouant ainsi un rôle fondamental dans la prévention des maladies neurodégénératives.
Les battements cardiaques, le cycle respiratoire et les contractions / dilatations des muscles des parois vasculaires influencent directement le système glymphatique, qui se montre plus efficace pendant le sommeil.
Alexandra Vallet souhaite approfondir ce sujet, qui ouvre de nouvelles perspectives :
« Puisque le cerveau se nettoie mieux durant cette période, nous pouvons imaginer qu’améliorer la qualité des pulsations nocturnes pourrait devenir une nouvelle cible pour ralentir les maladies neurodégénératives ».




À travers ce projet, Alexandra Vallet et ses équipes espèrent mieux comprendre comment le sommeil peut influencer la santé cérébrale. BrainSomnia pourrait ainsi ouvrir de nouvelles pistes pour prévenir ou retarder les maladies neurodégénératives.

