Le centre de recherche SPIN de Mines Saint-Étienne a organisé conjointement les Conférences Internationale et Européenne sur les Hydrates de Gaz, du 29 juin au 3 juillet. 500 participants se sont retrouvés au Centre de Congrès de Lyon pour passer en revue les avancées de la recherche sur les clathrates hydrates, et leurs applications dans le cadre de la transition énergétique.
Venus des quatre coins du monde, les plus grands experts des hydrates de gaz – ou clathrates hydrates – ont exposé leurs projets lors de sessions thématiques. Le congrès a ainsi fait place à 300 conférences et 200 présentations : de quoi susciter de nombreux échanges et favoriser de nouvelles collaborations.
Le succès de cette édition est le fruit de deux années de préparation menée par le centre SPIN, notamment Sophie Magand, Baptiste Bouillot, Jean-Michel Herri et les post-doctorants. Le prochain rendez-vous se tiendra dans trois ans, en Corée du Sud.
Un sujet majeur de la transition énergétique
Cette 11e édition du congrès ICGH a été marquée par la montée en puissance des sujets liés à la transition énergétique, en raison des propriétés des clathrates hydrates. Ces matériaux cristallins ressemblant à de la glace ont en effet la capacité de stocker les gaz, notamment le dioxyde de carbone et le méthane.
Les clathrates hydrates sont naturellement présents sur terre, particulièrement dans les zones arctiques ou les grandes profondeurs sous-marines. Ils représentent un défi pour l’exploitation des gisements d’énergies fossiles, car la formation de clathrates hydrates bouche les canalisations sous-marines, et leur fonte libère du méthane dans l’atmosphère.
Le centre SPIN travaille sur les clathrates hydrates depuis plus de 30 ans. Sous l’égide de Jean-Michel Herri, il a été pionnier dans le développement de technologies positives, comme le stockage de gaz, la climatisation ou la purification d’eau.
Ces travaux ont par ailleurs donné naissance à Carbon Cage, une start-up incubée à Mines Saint-Étienne qui propose une technologie de capture de CO2 à partir des clathrates hydrates.
Les applications positives occupent désormais une part essentielle des recherches. Elles représentaient la moitié des projets exposés lors du congrès ICGH, et devraient progresser encore.


