« Il faut veiller à ce que chaque fille puisse envisager une carrière dans les sciences et à ce que chaque femme puisse s’épanouir professionnellement dans ce secteur. »
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres
Célébrée depuis plus 10 ans, la Journée internationale des femmes et filles de science est une initiative des Nations Unies pour mettre en valeur le travail remarquable des femmes en science et promouvoir l’égalité des genres. Comme l’UNESCO, Mines Saint-Étienne considère l’égalité femmes hommes comme une priorité. Aujourd’hui, « les femmes restent sous-représentées dans la recherche à l’échelle mondiale, ne constituant pas plus d’un tiers de l’ensemble des chercheurs »1, et si notre École s’engage pour la diversité, il nous faut redoubler d’effort pour féminiser l’ingénierie et mettre en lumière des femmes qui inspireront les générations futures à la science.
Pour ce faire, nous interviewons Ana Cameirão et cette interview est disponible sur la chaîne Youtube de Mines Saint-Étienne : https://www.youtube.com/watch?v=U7iHnegh6Gc
Directrice du centre SPIN (Science des processus industriels et naturels), Ana Cameirão a pris son poste en 2024. D’origine portugaise, cette ingénieure qui s’était promis de ne jamais être prof, encadre aujourd’hui de nombreuses thèses et s’impose comme une véritable mentor des élèves ingénieures.
La question des modèles féminins est au cœur de la féminisation de l’ingénierie. Si, au fur et à mesure de sa carrière, Ana le devient, elle aussi a eu besoin d’inspiration lors de ses études. Marie Curie, évidemment, mais avant tout une professeure ainsi qu’une directrice de thèse qui l’ont encouragée à poursuivre sa passion pour les sciences.
Au fil de cet entretien, Ana nous raconte comment l’égalité était au cœur de sa famille. C’est avec le temps qu’elle a compris que les femmes de science devaient faire face à de nombreux stéréotypes de genre. Ayant grandie dans une région industrielle, elle met en lumière l’industrie comme un domaine innovant et pour lequel les femmes doivent se mobiliser. De nombreuses actions existent aujourd’hui pour promouvoir l’industrie et la Directrice du centre SPIN encourage à s’y intéresser car la diversité des profils est la clé pour innover. Le domaine peut se pourvoir de femmes, loin des stéréotypes de genre que notre École dénonce. Une femme n’est ni trop féminine, ni trop émotive, ni trop mauvaise en maths pour travailler dans l’industrie. Ana nous le dit « Sans diversité, sans créativité, sans émotion, pas d’innovation ».
Ce format est une première ! N’hésitez pas à réagir pour nous encourager à mettre en lumière nos chercheurs !